Côte d’Ivoire – Burkina Faso – La dépouille d’Alino Faso arrivée à Ouagadougou, accueillie en « héros »

La dépouille du défunt cyber-activiste burkinabé Alain Christophe Traoré dit Alino Faso est arrivée à Ouagadougou peu avant 14h, transporté par un avion militaire burkinabè d’Abidjan à Ouagadougou. Le cercueil a été ensuite transféré à la morgue de Bogodogo. Avant, le cercueil a été sorti du hall d’attente de la gendarmerie jouxtant l’aéroport international de Ouagadougou, en présence d’une foule nombreuse venue rendre hommage à l’activiste, « dont les actes de générosité sont connus et reconnus », témoignent plusieurs personnes.

Des membres du gouvernement – les ministres en charge des Affaires étrangères, de la Communication, de la Sécurité et de l’Administration territoriale –, le président du Tribunal de grande instance Ouaga 1, Me Paul Kéré, ainsi que des artistes et influenceurs, ont assisté à l’arrivée du corps.

Des membres du gouvernement à l’accueil

 Interpellé en janvier 2025 en Côte d’Ivoire, Alino Faso avait été inculpé pour « intelligence avec des agents d’un État étranger de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de la Côte d’Ivoire » selon le Procureur de la République, près le tribunal de première instance d’Abidjan. Rapporte la radio française, RFI.

Trois semaines après son décès, la dépouille de ce cyber-activiste burkinabé a quitté à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pour Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, ce lundi 18 août dans l’après-midi.  Un rapatriement qui intervient après « les multiples démarches engagées par le gouvernement burkinabè, de concert avec la famille du défunt », explique le porte-parole du gouvernement burkinabé.

Il s’agit, explique le ministre Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, d’offrir « des obsèques dignes et honorables » à Alino Faso.  Les autorités ouagalaises assurent que toutes les dispositions sont prises pour une suite judiciaire à cette affaire de mort suspecte, selon Ouagadougou.  Le corps d’Alino Faso avait été découvert dans sa cellule, le 24 juillet dernier, selon un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. Dans ce communiqué, le procureur de la République avait parlé d’un « suicide par pendaison ». Une thèse rejetée par les autorités burkinabè qui ont exigé l’ouverture d’une enquête.

L’enquête devrait pouvoir avancer 

 Sur le plan de l’enquête ouverte par le procureur, Blaise Bazié, les choses n’ont pas encore bougé. Selon une source proche du dossier, il faut que « la dépouille arrive » au Burkina Faso et en fonction des actes posés par le juge d’instruction burkinabè, les avocats de la famille pourront demander l’accomplissement d’une instruction.

Selon notre source, tout est à refaire à Ouagadougou avec « toutes les difficultés que cela comporte », car l’avocat d’Alino Faso à Abidjan n’a pas été associé à « l’accomplissement des actes de constat de sa mort ». « C’est quand la justice joue franc-jeu qu’un avocat peut exercer », regrette notre interlocuteur, dénonçant ainsi, la mise à l’écart de l’avocat d’Alain Christophe Traoré.

Source : RFI et APA

Légende photo : Alain Christophe Traoré dit Alino Faso s’est suicidé dans sa cellule de l’Ecole nationale de gendarmerie d’Abidjan-Cocody, selon un communiqué du procureur près le tribunal d’Abidjan-Plateau. (Archives)

 

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