Déchu de la nationalité française – L’activiste Kémi Seba réagit : «C’est maintenant que tout commence »

« Plus de nationalité française ? Gloire à Dieu.  Libéré, je suis de ce fardeau. J’ai quitté la France depuis bientôt 14 ans à cause de sa politique néocoloniale et de sa négrophobie  systémique que je combats depuis  l’Afrique frontalement ; j’ai de plus  brûlé le passeport depuis plusieurs mois déjà. Me retirer la nationalité car je critique votre néocolonialisme est, chères autorités françaises, une reconnaissance (très peu stratégique) de votre part, de l’efficacité de mon travail politique contre vous autres, les tenants de cette Françafrique.

La décision du conseil d’Etat vient très en retard, mais mieux vaut tard que jamais. Ma lettre de demande d’abandon de nationalité trônait, comme nous l’avions annoncé au conseil d’État, sur le bureau de mon avocat depuis plusieurs mois au cas où ce même conseil désavouerait  le ministère de l’intérieur. Tout rentre dans l’ordre désormais. C’est maintenant que tout commence. Courage à vous, car vous venez de nous rajouter des tonnes de litres d’essence dans notre moteur politique ». 

C’est en ces termes diffusés, le mardi 9 juillet 2024, sur les réseaux sociaux que l’activiste panafricaniste Kémi Seba, de son identité à l’état-civil, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, a réagi à la décision prise par les autorités françaises de le déchoir de sa nationalité française. Depuis le 9 juillet 2024 donc, Kémi Seba n’est plus citoyen français. Il ne jouit désormais que de sa seule nationalité béninoise.

En effet, c’est dans un décret présidentiel en date du 8 juillet et paru le 9 juillet 2024 au journal officiel de la République de France que cette décision concernant Stellio Gilles Robert Capo Chichi alias Kemi Seba, âgé de 42 ans, né à Strasbourg de parents béninois naturalisés français,  a été formalisée sur « l’avis conforme du Conseil d’Etat ».Les autorités françaises reprochent, depuis longtemps, à l’activiste franco-béninois  et président du groupe « Urgences panafricaines »  de poser des actes qui menacent les intérêts de la France en Afrique et qui nuisent gravement aux relations entre la France et l’Afrique.  La France accuse également Kémi Seba d’être un « relais de la propagande russe » et de servir « une puissance étrangère qui alimente le sentiment anti-français » en Afrique.

Didier Depry

 Légende photo : L’activiste panafricaniste Stellio Gilles Robert Capo Chichi alias Kémi Seba, président du groupe « Urgences panafricaines »

 

 

 

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