Ismaël Sacko (PSDA) dénonce :  « Les putschistes maliens sont sécurisés par des mercenaires turques et russes pendant que le centre du Mali se meurt »

Dans cette tribune, le président du Parti social-démocrate africain (PSDA), opposition malienne, Ismaël Sacko, dénonce, depuis l’exil, la gouvernance  du chef de la transition au Mali, le colonel Assimi Goita, et la situation d’insécurité galopante et de non-démocratie dans laquelle se trouve le pays.

Le gouverneur de Badiangara communique sur l’échec de la stratégie sécuritaire des autorités militaires caractérisée par la mort de 21 maliens tués, le 1er juillet 2024, par les forces du mal.  À la suite du double putsch malien et face au refus catégorique de la junte de tenir ses engagements, nous avions alerté sur les dérives et les conséquences désastreuses y afférentes à une gouvernance chaotique.

La vérité triomphe

Aujourd’hui, face à l’évidence, la grande majorité des soutiens pompeux et morveux d’un régime dictatorial et répressif s’est éclipsée. Hier, nous étions perçus comme des apatrides à la solde des ennemis du Mali et de ce fait, nous étions invectivés et vilipendés. De nombreux défenseurs des libertés et de la démocratie, nos compagnons de lutte sont détenus en prison dans des conditions inhumaines et à tort. Ironie du sort, nombreux sont des soutiens aveugles des putschistes qui ont retrouvé la vue et la raison.

Ceux d’entre eux, qui,  au nom de l’intérêt supérieur des maliens, ont osé emprunter le chemin de la vérité pour une gestion inclusive et objective de la crise malienne se sont retrouvés à la maison central d’arrêt de Bamako. Comme quoi, il ne faut jamais soutenir l’injustice. Il faut la dénoncer et la combattre.

L’hécatombe au centre

Le centre du Mali est le théâtre de tueries massives de nos populations abandonnées aux mains des terroristes fondamentalistes. Les exactions perpétrées par la milice Wagner qui massacre nos concitoyens au centre sont monnaies courantes. La montée en puissance de notre armée est biaisée et ressemble à une propagande qu’à la réalité.

Pillage des ressources

Les putschistes maliens à l’instar de ceux du Burkina Faso et du Niger s’enrichissent  et appauvrissent  le peuple. Les retombées de la vente de l’or n’ont pas permis de juguler la crise énergétique. L’absence d’électricité a engendré la misère et augmenté la mortalité et la morbidité de nos populations.

Ne baissons pas les bras  

De nos jours, nous sommes surpris de constater qu’il y a encore des compatriotes qui s’acharnent contre nous pour nos prises de position, tant mieux pour nous. Ils se refusent de voir la vérité. Ils nient l’évidence. C’est leur choix. Toutefois, la lutte pour le bien-être de nos concitoyens et pour la sauvegarde des droits humains et de la démocratie n’a ni couleur, ni  religion.  Nous prônons les divergences d’idées et non pas le combat de personnes. Et nul ne doit se soustraire ni se désengager de ce noble combat malgré les trahisons et les péripéties car le bout du tunnel est à portée de main.

L’injustice nourrit notre combat

Même face à une justice caporalisée qui est incapable de dire le droit, nous ne capitulerons pas. Les turpitudes de la cour constitutionnelle qui l’ont discréditée pour s’être fourvoyée dans le dossier honteux des primes et indemnités du Conseil National de la Transition (CNT), rejeté récemment et validé, lundi dernier, est une faute grave. Tout porte à croire que le régime militaire Assimite a déçu et est vomi du fait de sa brutalité, de ses exactions et du manque de résultats et du manque de cap.

La démocratie, une vertu

Les maliens sont redevenus nostalgiques des régimes démocratiques quoiqu’il sera impartial d’y opérer des réformes en matière de redevabilité et de bonne gouvernance.

Combattre ou périr ensemble

La lutte de libération de notre pays pris en otage par des terroristes politiques flanqués à koulouba et protégés par des mercenaires pro-turques comme SADAT et pro-russes, Wagner, est un devoir patriotique, citoyen et civique. Il incombe à chaque malien et malienne de s’acquitter de cette mission salvatrice.

L’histoire retiendra l’engagement, la ténacité, la constance, la cohérence et l’objectivité de tout citoyen épris des questions de bien être, de cohésion sociale et d’une justice équitable. Refusons que la dictature s’installe. Refusons que notre peuple meurt sans défense à cause de la boulimie des putschistes. Refusons que la junte affame, brime et embrigade notre peuple résilient. Démocrates et patriotes, n’abandonnons pas nos compatriotes encore moins nos compagnons arbitrairement détenus.

Unissons-nous au- delà des clivages. Mettons l’objectif au centre de notre combat. Surtout, ne troquons pas nos convictions. Mettons-nous au service du bien et de notre nation piétinée et humiliée. Reprenons du service pour honorer notre peuple et mettons hors d’état de nuire le régime militaire Assimite martyrisant.  Rêvons grand et rebâtissons ensemble le Mali  sur fond de probité.Ensemble, nous pouvons et nous allons inverser le rapport de force par la force de notre conviction et donner la possibilité aux maliens de choisir son Président.

Le 5 juillet 2024

 Ismaël Sacko

 Président du PSDA

Chevalier de l’Ordre National

 

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