L’impartial – À tous les candidats et leurs « supporters » –  Par Yao Noël

C’est Talleyrand qui disait : « On peut tout faire avec les baïonnettes, sauf s’asseoir dessus ». Alors que l’élection présidentielle ivoirienne est prévue fin octobre prochain et que les différents camps et partis politiques sont quasiment en pré-campagne électorale, des rappels démocratiques peuvent être faits afin d’éviter le chaos de 2010-2011.

La toute première exhortation, c’est d’appeler ou rappeler tous les acteurs concernés et leurs militants, partisans ou supporters à un sens élevé de responsabilité patriotique et à ce qu’il est convenu d’appeler maintenant « le bon ton » et qui consiste, certes au parler vrai et juste, mais aussi au « parler poli », au « parler respectueux et courtois » envers son interlocuteur qui n’est pas un ennemi à occire. Dans un débat démocratique, moderne et civilisé, c’est idée contre idée, programme contre programme, propositions contre propositions et non sacs poubelles contre sacs poubelles, saletés et immondices contre saletés et immondices.

La seconde chose qui mérite d’être dite, c’est, au-delà de la nécessaire politesse dans l’expression, la présentation, claire et nette, des solutions concrètes pour améliorer la vie quotidienne et le sort des citoyens et électeurs notamment comment avoir les moyens de se soigner en cas de maladie, se nourir, dormir, pouvoir envoyer les enfants à l’école, etc.  Il s’agit de présenter une approche pratique, pragmatique, concrète et  citoyenne. En effet, il est inutile, malsain et complètement déplacé de parler de sous-corps, de culottes et de caleçons à des citoyens qui veulent une solution durable à leurs difficultés sociales et existentielles.  De surcroît,  dans un pays et pour un pays, aborder et « adresser » les conditions de vie des gens est un des sérieux et efficaces antidotes contre toutes velléités guerrières et partitionnistes.

 

 

 

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