L’impartial – Burkina, Mali et Niger : Votre place et votre avenir, c’est dans la CEDEAO !  Par Yao Noel

L’actualité ouest-africaine reste marquée par le débat autour de la volonté des trois États dirigés par des militaires putschistes à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Le mercredi 5 mars 2025, pour une de ses premières visites dans la sous-région , le nouveau Président élu du Ghana, John Dramani Mahama, de passage à Abidjan, a été sollicité par le Chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, pour les « raisonner » et les ramener dans la maison commune CEDEAO.

Cette initiative du Président de la République de Côte d’Ivoire, reste, indiscutablement, à saluer tant il reste vrai qu’en Afrique,  l’on n’aide jamais un frère ou un ami à se séparer des siens mais plutôt à se réconcilier avec eux.  Personnellement, j’approuve, félicite et encourage le Président Ouattara à être du côté des conciliateurs et réconciliateurs de la CEDEAO plutôt que de celui des diviseurs et autres va-t-en guerre. La bonne démarche africaine reste dans le dialogue et la négociation, tous deux propices à l’entente et à la solidarité fraternelle et sous-régionale.

Dès lors qu’il est admis et acté que les 15 États qui la composent ne sont pas des ennemis mais plutôt des entités humaines liées par l’histoire,  la géographie, l’on ne s’enferme pas, ne s’entête pas dans une option  obtuse et têtue.  Tous les differends,  tous les conflits et malentendus doivent pouvoir trouver et trouvent toujours leurs réponses et solutions dans la négociation fraternelle autour de la table.

Mais dire aujourd’hui qu’on refuse toute discussion sur la question de la CEDEAO revient à dire que ces trois pays ont maille à partir avec le retour à une vie politique normale et à l’alternance démocratique dont il est, en réalité, question dans toute cette histoire. C’est de cela qu’il s’agit et non plus de faux fuyants misérables, détestables et méprisables de la part de ces putschistes galonnés.  Car tous, autant que nous sommes, restons jalousement attachés à la souveraineté de nos pays et au panafricanisme positif et constructif.  D’ailleurs, quel est le vrai et authentique panafricaniste qui oserait réellement quitter ou « casser » une organisation déjà à 15 États pour se blottir dans une mini-structure de seulement trois États ?

Vous l’aurez amplement compris, personnellement,  je ne partage pas la position des trois militaires putschistes, encore moins leur décision et leur entêtement à quitter une organisation qu’ils n’ont ni conçue ni construite ou ratifiée.  Savent-ils seulement que leurs propres peuples, bâillonnés,  silencieux et « taiseux » ne les suivent pas forcément ou entièrement ? Je réaffirme donc mon attachement à la CEDEAO qui peut et doit être revue, corrigée, réformée, métamorphosée et tout ce que l’on voudra mais pas abandonnée et reniée. Au Burkina, au Mali et au Niger: votre place, votre avenir  sont dans la CEDEAO ! Revenez y vite et sans conditions ni préalables !

 

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