Entre la Côte d’Ivoire et son frère et voisin, le Burkina Faso, anciennement Haute-Volta des Félix Houphouët-Boigny, Ouézzin Coulibaly et Maurice Yaméogo etc., il s’est comme malheureusement installé, aujourd’hui, une méfiance et une suspicion entretenues surtout par la junte militaire au pouvoir à Ouagadougou. Il peut être amusant pendant un certain moment de jouer à se faire peur ou alors de se laisser aller à l’irrévérence et aux sottes et puériles provocations d’un important voisin comme la Côte d’Ivoire, notre pays, mais à un moment donné, il faut savoir et pouvoir mettre fin à ce petit jeu de bébé gâté et irrespectueux.
La Côte d’Ivoire et la Haute Volta, depuis des temps anciens, formaient une même et fraternelle, amicale entité que n’ont jamais pu détruire les coups d’état, contre- coups d’Etat , révolutions, contre-révolutions depuis le début des années 80 avec le bouillant jeune homme Thomas Sankara face au vieux Sage de Yamoussoukro Félix Houphouët-Boigny qui en avait déjà vu dans sa carrière politique et dans sa vie tout court.
Nonobstant ces péripéties, en réalité, des jérémiades de « révolutionnaires » ne sachant à un moment, où donner de la tête après leurs promesses démagogiques et populistes, la Côte d’Ivoire est restée fidèle à son option diplomatique majeure et fondatrice : « amie de tous, ennemie de personne ».
En réalité, le jeu auquel se livrent ces curieux « panafricanistes et souverainistes de Ouagadougou », ressemble fort bien à celui d’un gamin qui veut qu’on s’intéresse à lui ou qui cherche à provoquer, se frotter et défier un « adversaire » qu’il sait sérieux. Que gagnerait la Côte d’Ivoire à déstabiliser le Burkina Faso, honnêtement, franchement et sérieusement ? Pour avoir quoi ? Pour gagner quoi dans une telle aventure ?
Trois points ou faits majeurs méritent ici d’être rappelés aux prétoriens du « Pays des hommes intègres » :
- Nombreux sont les Ivoiriens qui retiennent de notre histoire récente que toutes les opérations de déstabilisation depuis 2002 sont bien au contraire parties du Burkina Faso, avec leur lot de partition et d’immenses préjudices humains et matériels au pays de Félix Houphouët-Boigny.
2) Devrait-on rappeler aux putschistes burkinabè que la Côte d’Ivoire est et demeure, depuis de nombreuses décennies, la destination et un pays d’accueil privilégié de plusieurs millions de citoyens de ce pays frère et voisin?
3) Leur entendement du « PANAFRICANISME » se limite-t-il à pointer chaque matin un doigt accusateur vers la Côte d’Ivoire, la France et tous les pays qui n’entrent pas dans le moule de la Russie et du sieur Vladimir Poutine qui les manipule à souhait ?
Non, messieurs, ce n’est pas cela le « PANAFRICANISME » de L’Osagyefo Dr Kwame Nkrumah qui, lui, a pour fondements, l’unité de l’Afrique, le respect entre africains, le respect avec le reste du monde dans une optique de coopération égalitaire, « gagnant- gagnant » et mutuellement bénéfique au service de l’humanité et de la race humaine. Alors, assez, c’est assez, que cessent ces enfantillages et cette nocive et récurrente volonté de chercher à tirer un pays comme la Côte d’Ivoire vers le bas !


Laissez une réponse