L’impartial –  Drôles de « panafricanistes »

Est-ce vraiment dans les insultes à répétition, accusations récurrentes et intempestives, les mises en cause quotidiennes, permanentes, sans frein, sans arrêt que l’on parviendra à unir les pays et dirigeants africains dans le sens de l’intégration continentale au cœur même du mouvement panafricain et panafricaniste ?

Ma réponse est que vous devez me permettre d’en douter en ce 21e siècle de construction des grands ensembles, politiques, économiques ? A ce stade du nécessaire questionnement, trois petites vérités méritent d’être dites ou rappelées :

1) Nul n’a le monopole de l’amour et de l’attachement à l’Afrique. Tous, nous aimons notre continent.

2) La deuxième idée qui prend sa source dans la première, c’est que nous voulons tous, voir l’Afrique s’unir, s’intégrer pour peser dans les affaires du monde, évoluer, se développer dans l’intérêt bien compris de nos populations.

3) Ce n’est pas la toute première fois qu’une action d’intégration est entamée. En effet, souvenons-nous du groupe dit « GHANA-GUINÉE-MALI » qui avait bien commencé en 1960 et qui a, malheureusement fait chou blanc en 1962 pour des questions toujours de personnes, d’amour propre et de suspicion permanente de coups fourrés entre les dirigeants Osagyefo Dr Kwame Nkrumah, Ahmed Sékou Touré et Modibo Kéita.

Depuis, cahin-caha, l’Afrique, notre Afrique,  continue de chercher sa voie pour l’unification et l’intégration sur la base des idées et idéaux panafricanistes.  La souveraineté nationale, les méfiances et suspicions, les accusations de coups d’Etat ourdis depuis un pays voisin, plombent les initiatives et actions en faveur du vrai, authentique et efficient mouvement panafricaniste.

Il est donc temps que tous, sortions, des enfantillages auxquels se livrent en ce moment certains États et leurs juntes militaires. La construction d’une Union africaine, solide et forte sur ses bases, ne peut et ne saurait s’accommoder de gamineries, démagogiques et autres envolées et diatribes populistes, juste  pour, comme disent nos jeunes enfants, « faire le show » ou le « buzz ».

 

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