Les mesures de taxes récemment prises par le « controversial » Président des États-Unis d’Amérique, Donald J. Trump à l’égard du monde entier ont-elles réellement étonné et pris de court la planète entière? A la vérité, pas vraiment tant cet homme si sulfureux, imbu de lui-même et fort imprévisible, a coutume de prendre les autres peuples et nations de la terre de vraiment très haut. Or, le monde post glaciaire est interdépendant, multilatéral. On parle même à ce propos et à son propos de « village planétaire ».
Aujourd’hui, en plein 21e siècle, ni la vieille doctrine Monroe du 19e siècle ni la rhétorique trumpienne ou trumpiste du fameux MAGA ( ou « make America great again ») ne sauraient convenir au monde tel qu’il va. Autant la vieille Europe, l’Asie et l’Afrique ont besoin du pays de l’oncle Sam, autant celui-ci a aussi besoin de ceux-là. Voilà donc une évidente réalité commerciale, économique, diplomatique, environnementale, sanitaire. Tôt ou tard, Donald Trump comprendra qu’il ne peut faire cavalier seul, durablement.
Aucun pays, redisons le, ne peut vivre en autarcie. Dans le même temps, le constat majeur, huit décennies après la seconde guerre mondiale, c’est qu’aucun pays, aucun continent (notamment européen) ne peut faire reposer sa défense et sa sécurité exclusivement sur le bon vouloir et les seuls moyens des autres (États-Unis d’Amérique, en l’occurrence).
Le continent africain qui, au début des indépendances, avait fait la sourde oreille face à l’audacieuse mais très réaliste et panafricaniste initiative de l’Osagyefo Dr Kwame Nkrumah pour une défense commune et un commandement militaire intégré, perçoit, enfin, lui aussi, les limites de la dépendance extérieure en matière de défense. De même l’intégration africaine qui balbutie tant depuis plus de 60 ans, montre clairement que l’avenir commercial et économique africain se trouve dans le bon fonctionnement de mécanisme tel que la ZLECAF (zone de libre-échange continentale africaine).
Assurément, le seul point positif de la désastreuse et brouillonne politique commerciale et de coopération de Donald Trump est de venir rappeler (à l’Europe) et à nous, autres africains, que nul ne viendra développer notre continent, qu’aucun pays, aucun continent ou groupe de pays ne viendra booster notre politique commerciale et développer l’Afrique à la place des africains « themselves » ( c’est-à-dire eux-mêmes).


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