L’impartial  –  « Mortal Kombat » au Sénégal ? –  Par Yao Noël

Or donc, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, deux politiciens quadragénaires sénégalais voulaient « changer la vie » au pays de LA TERANGA … Est-ce (finalement) la vie qui les a changés ?

A en croire les péripéties et querelles de ménage entre ces deux hommes que tout a réunis et rassemblés, hier, l’on en vient à se poser cette cruelle question et à élargir la préoccupation pour voir et analyser- froidement- les objectifs et les finalités de la politique voire de la vie politique elle-même sous nos tropiques.

En 2024, c’est une forme d’évidente euphorie qui gagne les foules et la jeunesse dakaroises et sénégalaises lorsque, tels deux larrons en foire, Bassirou Diomaye Faye et son mentor et codétenu Ousmane Sonko, sont brillamment élus et adoubés par les électeurs sénégalais ( qui, pourtant, en ont déjà bien vu) pour les hisser au pouvoir (suprême ) d’Etat.

L’un, Bassirou Diomaye Faye, « candidat de substitution », plan B deviendra Président de la République et l’autre, Ousmane Sonko, figure iconique, tutélaire voire légendaire de la classe politique sénégalaise depuis une décennie, sera nommé au poste de Premier ministre du Sénégal.

Mais très vite, courtisans et « kpakpatos » ( les intrigants) étant, faisant et défaisant, manœuvrant, les premières fissures vont apparaître, d’abord à fleurets mouchetés, puis, gravement, dangereusement, au grand jour tant sur la gestion publique que sur les axes et orientations de ce nouveau pouvoir.

Jour après jour, petit à petit, le fossé va s’élargir au grand dam de l’indispensable cohésion et des attentes du peuple souverain du Sénégal qui, indiscutablement, n’a pas institué et installé ce duo pour être confronté à une méprisable scène ou piteuse querelle de ménage.

Le quotidien sénégalais qui porte bien son nom « LE PEUPLE » ne se trompe guère quand il affiche en gros titre et à sa UNE :
« La guerre des ambitions personnelles, un peuple sans …pain ».

Cruelle vérité, édifiant constat de découvrir, voir que, deux dirigeants politiques, jeunes, frais et non encore pervertis ou corrompus par les fautes, privilèges et dérives du pouvoir en Afrique, se laissent ainsi aller et s’engluer dans des ambitions et combines et mesquines petitesses politiciennes en lieu et place des besoins, urgences et aspirations à un mieux-être des populations de Sandaga, Gueule Tapée, Kaolack, Ziguinchor et autres localités de ce « cher Sénégal ».
Quel malheureux malentendu ! Quelle hérésie !
Quel mauvais casting ! Surtout quelle trahison !

A présent que les deux complices et ces « jumeaux » d’hier se sont séparés et brouillés, il est temps qu’ils n’aillent pas trop loin et qu’ils reviennent à de meilleurs et positifs sentiments envers le peuple sénégalais qui a besoin de vivre ou de survivre avec des dirigeants qui, cette fois, acceptent et exécutent fidèlement, loyalement et quasi religieusement les seules volontés des citoyens et citoyennes lambda.

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