Lutte contre le crime organisé et le terrorisme – Le sénateur Djouha kéhi plaide pour la cohabitation du droit coutumier et moderne

La Côte d’Ivoire a accueilli, les 6 et 7 mai 2025, un colloque international articulé autour d’une thématique d’actualité.  A savoir « La sécurité et l’État de droit en Afrique de l’ouest : le rôle du droit coutumier et des systèmes juridiques traditionnels dans la lutte contre le crime organisé et le terrorisme ». L’évènement sous-régional  a été organisé sous l’égide du Groupe de Recherche et des stratégies de Côte d’Ivoire. Le sénateur ivoirien, Djouha Kehi Edouard, président dudit colloque a été commis, au nom de la présidente du Sénat, Mme Kandia Camara, pour décortiquer une des problématiques de ce rendez-vous. Puisqu’il est le président de la Commission de la sécurité et de la défense du Sénat de Côte d’Ivoire.

L’ancien maire de Bloléquin et actuel sénateur élu de la région du Cavally a porté son regard sur l’hybridation des systèmes juridiques traditionnels et modernes dans la sous-région. Par rapport aux modèles d’intégration pour une gouvernance sécuritaire durable. D’emblée, le conférencier a reconnu que les jalons sont déjà posés en la matière. En ce qui concerne l’Afrique subsaharienne où la coexistence entre les systèmes juridiques traditionnels et modernes constitue une réalité vivante. Et jouant, selon lui, la régulation sociale. S’engouffrant dans cette brèche, il admet que le monde est confronté à des menaces sécuritaires transnationales. Qui se résument au terrorisme et à la criminalité organisée. Aussi conseille-t-il la recherche d’une gouvernance donnant lieu à une interaction entre les deux systèmes, souvent perçus comme antagonistes.

Le sénateur ivoirien trouve donc impératif de valider leur hybridation comme un levier de sécurité durable. En clair, asseoir leur cohabitation. Dans son plaidoyer pour cette cohabitation, le sénateur ivoirien se félicite notamment de deux exemples épousant sa vision et celle de la Côte d’Ivoire. Les exemples du Mail et de la Côte d’Ivoire. Le Mali dont la constitution du 22 juillet 2023 approuve, en effet, la contribution des autorités traditionnelles dans le renforcement de la vie sociale intégrée, la prévention et la gestion des conflits. Le tout sous l’égide de l’État.

Le conférencier n’occulte pas les efforts de la Côte d’Ivoire. Dont la constitution du 8 novembre 2016 instaure la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels, un organe faisant partie du paysage institutionnel de la République. Et établissant un lien entre la tradition et la modernité, en vue de bâtir une gouvernance plus inclusive dans le respect des droits fondamentaux, dans une démarche participative.

David Merlot

Légende photo : Le sénateur Djouha kéhi, président de la  Commission de la sécurité et de la défense du Sénat de Côte d’Ivoire.  

 

 

 

 

 

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