Maroc / Etat de santé  – Tout sur la maladie dont souffre le roi Mohammed VI

Atteint de sarcoïdose, Mohammed VI est apparu très affaibli cette semaine. On fait le point sur cette maladie inflammatoire qui touche surtout les poumons. Cette semaine, le roi du Maroc Mohammed VI est apparu pâle et très amaigri à l’occasion du lancement de la première marque automobile marocaine : depuis plusieurs années, le souverain de 59 ans souffre en effet d’arythmie cardiaque et de sarcoïdose. Ce qu’il faut savoir en 3 points.

1 – On ne sait pas (encore) ce qui provoque la sarcoïdose

Chez les patients atteints de sarcoïdose (environ 1 personne sur 10 000 dans le monde), le système immunitaire réagit de façon excessive et des cellules inflammatoires se mettent à s’accumuler au niveau des organes (les poumons, dans 90 % des cas) : ces amas cellulaires sont appelés « granulomes ».Si la sarcoïdose n’est pas une maladie auto-immune, les causes exactes de cette pathologie restent (à ce jour) inconnues : l’hypothèse la plus probable pour expliquer ce dérèglement du système immunitaire, c’est une réaction excessive (ou trop prolongée) du « système de défense  » de l’organisme face à un élément étranger – polluants, poussières, champignons… à la manière d’une allergie.

2 – La toux est le symptôme principal de cette maladie

On l’a dit : dans la majorité des cas, les granulomes s’accumulent au niveau des poumons du malade – on parle alors de « sarcoïdose pulmonaire » et les amas cellulaires s’observent surtout au niveau du médiastin, la zone située entre les deux poumons.

En cas de sarcoïdose pulmonaire, « le » symptôme principal, c’est une toux sèche qui dure depuis (au moins) deux semaines, éventuellement avec un essoufflement anormal à l’effort.

La maladie peut aussi provoquer des lésions de la peau, des troubles de la vue, des douleurs articulaires, une fatigue anormale, une fièvre anormale et/ou des sueurs nocturnes.

3 – Dans la majorité des cas, la sarcoïdose guérit sans traitement

Bonne nouvelle : dans plus de 50 % des cas, la sarcoïdose guérit spontanément (c’est-à-dire : sans qu’un traitement soit nécessaire) en l’espace de quelques mois ou de quelques années. Mais dans 15 % des cas, la pathologie devient chronique et évolue par « poussées ». Il faut alors mettre en place un traitement médicamenteux à base de corticoïdes (en crème, en collyre… pour réguler l’inflammation), voire d’immunosuppresseurs. Chez 10 % à 20 % des personnes concernées, la sarcoïdose peut entraîner une invalidité.

Source : Top Santé

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