Rumeurs de guerre de succession entre Adama Bictogo et Téné Birahima Ouattara – Noël Dourey (RHDP) : « Vous avez des problèmes ? Réglez-les… »

Dans une vidéo de plus de 13 mn diffusée sur les réseaux, le mercredi 19 novembre 2025, depuis la France où il est en pèlerinage chrétien à Lourdes, l’artiste-chanteur Noël Dourey, membre du Bureau Politique (B.P) du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, a   exprimé sa position concernant deux sujets de l’actualité sociopolitique ivoirienne.

Il s’agit d’une part, de la guerre de succession que se livreraient, selon certains journaux, le président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, et le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouatara, dans la perspective de l’après-président Alassane Ouattara. D’autre part, les querelles entre certains Ivoiriens et des Libanais via les réseaux sociaux relativement à l’ambition d’un ressortissant libanais ayant acquis la nationalité ivoirienne de briguer bientôt un poste politique électif en Côte d’Ivoire.

«  Je suis depuis quelques jours en France pour une série de prières. J’irai à Lourdes pour prier pour notre pays, la Côte d’Ivoire. Prier pour le peuple ivoirien, prier pour les dirigeants que le Seigneur, lui-même, a choisis, prier pour nos familles respectives et faire en sorte que la paix chère à Son Excellence Alassane Ouattara soit une réalité vivante.

En tout cas, je mets les pieds dans le plat, la guerre libano-ivoirienne ou ivoiro-libanaise n’aura pas lieu. Depuis nos parents jusqu’à maintenant, le Libanais sont devenus de vrais partenaires. C’est vrai qu’on peut leur reprocher leur sectarisme mais ce n’est pas toujours vérifié. Moi, je connais des Ivoiriens qui sont mariés à des Libanaises. Des gens de ma génération qui sont mariés à des Libanaises. Moi-même, j’ai passé mes vacances chez des Libanais qui étaient dans la commune du Plateau (Abidjan), pas loin du monument aux morts, chez Walid. Et mon oncle pour lequel j’allais pour ces vacances est même allé travailler au Liban dans cette famille libanaise comme cuisinier et il est revenu.

 « La guerre libano-ivoirienne ou ivoiro-libanaise n’aura pas lieu »

Il y a des brebis égarées, ça c’est vrai  et c’est à la communauté libanaise de les interpeller. Je prends le cas de quelqu’un qu’on appelle Sam l’Africain. Qui est fier d’avoir épousé une Ivoirienne, c’est bien. Qui continue à dire que si on ne lui reconnaît pas son côté Ivoirien, c’est qu’Alassane Ouattara est Burkinabé.  Je n’ai pas vu, en tout cas jusqu’à ce que je quitte la Côte d’Ivoire, une réaction de la communauté libanaise. Certains Libanais sont venus en Côte d’Ivoire pour les affaires, d’autres pour fuir la guerre au Liban, mon souhait est que toutes les velléités politiques ou autres doivent être proscrites de leurs activités. Ça c’est mon point de vue.

Je vois aussi dans la presse où l’on parle d’une guerre de succession entre le président de l’Assemblée nationale, Monsieur Adama Bictogo, et le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Monsieur Téné Birahima Ouattara. Je ne sais pas quelles sont les motivations de ceux qui alimentent ce genre de propos pour que la presse s’en saisisse. Nous avons deux personnalités, deux entités,  il y a une qui parle, c’est peut-être son rôle de parler et une autre qui ne parle pas. Pas qu’elle ne sait pas parler mais elle considère que ce qui doit sortir de sa bouche doit intéresser le peuple de Côte d’Ivoire.

 « Personne ne veut faire tomber qui que ce soit »

Avant que ça ne soit sur la place publique, nous avons entendu beaucoup de choses. « Oui, il y a un tel qui veut que je tombe, un tel qui veut ma peau…».On a entendu des choses partout, dans les avions etc. Ce discours-là est récurrent. Personne ne veut faire tomber qui que ce soit. Moi, je pense que quand vous avez atteint un certain niveau de responsabilité, parlez-vous. Celui qui se sent menacé pour tomber doit aller voir  celui qu’il soupçonne de vouloir le faire tomber pour lui dire : « Voilà les manœuvres que tu fais contre ma personne. Je veux vraiment que ça s’arrête ». C’est une forme de courage. S’Il y a des antécédents d’autres natures. Mais ce ne sont des choses que les Ivoiriens veulent savoir. Ça ne les intéresse pas. Personne ne parle de guerre de succession en Côte d’Ivoire. Quelle rage ? Quelle bagarre ? Rien ne se passe.

Vous avez des problèmes ? Réglez-les. Prenez vos courages à deux mains et parlez-vous. Si vous n’arrivez pas à vous parler ou alors si vous ne pouvez pas arriver à vous parler, alors laissez-nous tranquilles. Vraiment laissez-nous tranquilles. Ce qui est important aujourd’hui pour nous, c’est la construction du pays avec le président Alassane Ouattara. C’est cela qui est important pour nous.

« Personne ne parle de guerre de succession en Côte d’Ivoire »

 Les listes des candidats pour les élections législatives sont sorties. Aujourd’hui, chacun sait dans quel camp, il est. Que vous  ayez été en mission, c’est le lieu de prouver que vous êtes vraiment des hommes de mission. Si vous êtes des hommes de devoir, c’est le lieu de prouver que vous êtes des hommes de devoir. Je crois honnêtement qu’il faut arrêter de distraire les Ivoiriens. Ça fait la UNE des journaux,  des articles suscités mais pour quel but ? Je crois qu’il faut être assez courageux pour se parler.

Je voudrais faire une petite digression pour dire que dans la vie, il faut savoir qui sont ses amis. Moi, je voudrais dire « Merci » au ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, grâce à qui, je viens faire mon pèlerinage chrétien. Malgré, les intentions néfastes, funestes et lugubres, malgré les propos malveillants qui lui sont rapportés me concernant, il sait ce que je suis capable de faire et il sait ce que je ne suis pas capable de faire. C’est important et je le répète : « Il faut avoir avec qui vous marchez ». Excellence Monsieur le ministre d’Etat, merci pour tout. Vous êtes un homme bon.

 « Abobo doit être fier d’avoir un député comme vous »

Et Abobo doit être fier d’avoir un député comme vous. Vous êtes un homme doté d’un grand humanisme. Vous avez donné à la politique un visage humain. Tous ceux  qui sont venus vers vous , retournent toujours heureux et satisfaits au point que certains me disent que  vous pouvez changer la vie des gens en une fraction de seconde.  En tout cas pour Abobo, vous  serez une source de bénédiction ».

Propos retranscrits par Ferdinand N’Guessan

Légende photo : L’artiste-chanteur Noël Dourey, membre du Bureau Politique (B.P) du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir en Côte d’Ivoire.

 

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