Attaque terroriste à Moscou (Russie) – Deux pistes importantes privilégiées

Un attentat terroriste de grande ampleur s’est produit, le vendredi 22 mars 2024, à Moscou à l’occasion d’un concert du groupe Picnic. Des individus non identifiés munis de fusils mitrailleurs et de grenades ont fait irruption dans la salle de spectacle de l’hôtel de ville de Crocus, ont ouvert le feu sur les spectateurs et lancé des grenades. Cette attaque a occasionné l’incendie du bâtiment qui s’est propagé sur 13 000 m². Le toit du bâtiment s’est même effondré pendant que des personnes étaient coincées dans la salle. Le concert étant sold out c’est-à-dire que tous les tickets du concert ayant été vendus, la salle de spectacle était pleine à craquer. D’où l’ampleur des dégâts humains et matériels suite à l’attaque terroriste.

Selon les informations officielles russes, le bilan de l’attaque s’élève à 115 morts et plusieurs dizaines de blessés. Un bilan qui pourrait s’accroître au cours de cette journée de ce samedi 23 mars 2024, selon les autorités. D’autant que de nombreux participants au concert pris en charge dans les hôpitaux sont grièvement blessés et seraient entre la vie et la mort.

Le Kremlin annonce 11 arrestations dont quatre assaillants présumés. Deux pistes importantes sont privilégiées par les services de sécurité avec à leur tête le service de renseignement, le FSB (ex-KGB). D’une part, le groupe terroriste Etat islamique qui a d’ailleurs revendiqué l’attentat, quelques heures après l’attaque. D’autre part, la Russie soupçonne l’Ukraine, principalement la piste du   corps volontaire de Russes qui se bat aux côtés des Ukrainiens. L’Ukraine a nié toute implication dans cette attaque terroriste.

Selon la revue de presse internationale de la radio française RFI, « L’attaque dans une salle de spectacle à Moscou a été revendiquée par le groupe État Islamique », annonce le Washington Post qui ajoute « qu’un responsable américain, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a déclaré que les États-Unis n’avaient « aucune raison de douter » de cette affirmation. Une attaque qui visiblement ne surprend pas les États-Unis. Selon le Wall Street Journal, ils avaient « envoyé un avertissement secret à la Russie au début du mois concernant un complot visant à cibler des foules. Le 7 mars, l’ambassade américaine à Moscou avait aussi lancé un avertissement aux citoyens américains pour qu’ils évitent les salles de concert ». Une menace que la Russie n’aurait pas prise au sérieux. « Cette semaine », explique le Wall Street Journal, l’agence de presse d’État russe TASS a déclaré que Poutine avait qualifié les avertissements américains concernant une éventuelle attaque terroriste, de déclarations « provocatrices » ressemblant à « un chantage pur et simple et à une intention d’intimider et de déstabiliser notre société ».

Didier Depry

 

 

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