Autosuffisance en riz en Côte d’Ivoire – Rebecca Yao présente le riz N’Zrama de Diabo

Apporter sa contribution à l’autosuffisance en riz en Côte d’Ivoire. C’est, entre autres, l’un des objectifs de l’Association Diabo Ville Emergente qui a présenté sa trouvaille qu’est le nouveau riz local dénommé « Riz N’Zrama de Diabo ». C’est la Chambre de commerce et de l’industrie de Côte d’Ivoire sise à Abidjan-Plateau, le vendredi 8 décembre 2023, qui a servi de cadre à cette cérémonie, une grande première dans le pays, en présence du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, président de la cérémonie, de SEM. Abdou Khadir Agne, ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, de la Représentante résidente de l’ONU Femmes en Côte d’Ivoire, Mme Antonia Ngabala Sodonon et d’autres personnalités.

Mme Rebecca Yao, présidente de l’Association Diabo Ville Emergente, a annoncé qu’il faut passer de l’agriculture de subsistance à celle moderne tout en garantissant le revenu de la femme productrice. C’est à juste titre qu’elle s’est lancée dans la politique d’autosuffisance en riz pour la sécurité alimentaire, surtout qu’a-t-elle rappelé, la Côte d’Ivoire dépense, chaque année, des milliards de FCFA pour satisfaire la demande nationale en riz. En 2022, ce sont environ 460 millions d’euros (plus de 300 milliards FCFA) qui ont été investis pour satisfaire la demande nationale en riz. Non sans omettre la croissance démographique et l’évolution des habitudes alimentaires. C’est en cela que le « Riz N’Zrama de Diabo », à l’en croire, constitue, entre autres, une réponse à la problématique de l’autosuffisance en riz. Un riz de qualité supérieure, parfumé naturellement, frais, sans cailloux, blanchi sans additif chimique et plein de vitamines.

Les femmes qui représentent 43% de la main-d’œuvre agricole en Côte d’Ivoire, au dire de Mme Rebecca Yao, ont un rôle fondamental à jouer en tant qu’acteurs économiques de grande importance pour l’autosuffisance en riz. Mais elle a ensuite évoqué les difficultés telles que l’accès aux plantations avec des voies pas profilées, le coût élevé du transport, le besoin en équipement, en emballage et l’accès au circuit de distribution. Mme N’Gabala, pour sa part, estime que les femmes peuvent apporter énormément à l’économie si elles sont soutenues et regroupées. A’ l’en croire, les femmes représentent 80% de la production agricole. Le gouvernement ivoirien, a-t-il affirmé, peut mettre en place une chaîne de valeur en vivriers et en maraîchère pour soutenir les femmes, en général, et l’Association Diabo Ville Émergente, en particulier.  Elle s’est dite convaincue que l’Afrique peut se nourrir et nourrir le monde.

Amadou Coulibaly a, quant à lui, annoncé que le gouvernement ivoirien prévoit plus de 300 000 hectares pour la culture du riz. Et que d’ici 2030, la Côte d’Ivoire doit être à mesure de satisfaire la demande locale en riz qui pour l’instant est estimée à 2,6 millions de tonnes l’an. Il a, en outre, parlé de la création future d’une bourse du vivrier qui va résoudre le problème de disparité dans le secteur agricole. La commercialisation, selon le porte-parole du gouvernement, est l’un des défis à relever.

L’Association Diabo Ville Émergente dispose de 141 hectares pour la culture de son riz avec 3 à 4 tonnes à l’hectare. Et un cycle court de trois mois pour la production. De 100 femmes en 2018, ce sont environ 3000 femmes et 200 coopératives qui font partie de l’association. Diabo qui est dans le centre ivoirien, région du Gbêkê, est situé à plus de 364 km au nord d’Abidjan. La Côte d’Ivoire a importé 1,56 millions de tonnes de riz en 2022 contre 1,44 millions de tonnes en 2021.

Nedson Djinsou

 

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