L’IMPARTIAL – Ne pas « tuer » le droit à la vie  Par Yao Noël

Le 10 décembre 2023 marque le 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (10 décembre 1948). Au fronton de ce texte majeur de portée universelle pour l’ensemble de la race humaine, se trouve le « droit à la vie «  (article 3), véritable droit premier et pionnier.  Hélas,  aujourd’hui,  plus de sept décennies après l’œuvre géniale et salvatrice des Anna Eleanor Roosevelt, René Cassin et de bien d’autres humanistes résolus et engagés au sortir de la grande et inoubliable boucherie de la 2e guerre mondiale,  le droit à la vie est violé, piétiné, malmené et bafoué.

De Goma en République Démocratique du Congo à  Gaza en passant par le Soudan,  la Syrie, l’Ukraine etc., l’homme tue l’homme et demeure un « loup pour l’homme ». Pour rester dans la toute récente actualité depuis seulement soixante jours, dans la guerre féroce et atroce que se livrent Israël et le Hamas, ce sont plus de 10.000 femmes, enfants,  jeunes et vieux qui ont péri sous des balles  et bombes cruelles .Que faire? Qu’en faire? Que dire? Qu’en dire?

Le plus simple voire le plus simpliste, c’est de répondre d’emblée qu’il « suffit », à présent, à l’humain de revenir à son humanité et à son humanisme.  Dont Acte! Mais comment ? Bien sûr et bien entendu en revisitant et en revenant à la philosophie, la pensée, l’idéal politique et les enseignements de l’immortel Félix Houphouët-Boigny, infatigable apôtre de la paix par le dialogue dans tous les conflits « normaux » et inévitables entre les êtres humains .

Pour ne prendre que l’actuelle et violente expression du septuagénaire conflit Israélo-arabe (palestinien), plus de 75 ans d’antagonismes, d’affrontements, de guerres dures et récurrentes jusqu’à  cet innommable 7 octobre 2023 avec la meurtrière attaque en territoire Israélien par le Hamas, n’ont pu régler et solutionner cette adversité ou inimitié. Or, il va falloir pour les Israéliens et les palestiniens ainsi que le disait avec sagesse,  le père de la nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny, s’asseoir à la table de négociation.

Entre-temps, on aurait pu et on aurait dû faire l’économie de tant de pertes en vies humaines et d’inutiles destructions matérielles. Il est donc temps et urgent pour notre espèce humaine de revenir vite aux « fondamentaux de la paix » par le dialogue fraternel et humain.  Le droit à la vie,  si fondamental et surtout sacré, n’en serait que plus sauvegardé,  préservé et protégé.

 

Laissez une réponse

Votre email ne sera pas publié