Dans le cadre du programme de formation et de sensibilisation des hommes de médias dénommé « En ligne, tous responsables », initié par le ministère de la Communication en collaboration avec Canal France international (CFI), De Laure Nesmon, journaliste et enseignante à l’Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC) a instruit, du 19 au 24 mai 2025, les hommes de médias exerçant dans la région du Sud-Comoé, au Sud-Est de la Côte d’Ivoire, sur les mécanismes de la désinformation.
La formatrice a largement exposé le fact-checking, un processus qui consiste à vérifier l’exactitude et la crédibilité des faits déjà relatés dans la presse. « Le fact-checking permet de vérifier des faits. Il y a une nuance entre le fact-checking et le démenti. Le fact-checking obéit à un processus qui va au-delà du démenti. Il repose sur trois piliers : repérer ce qui est suspect par rapport aux indices de la désinformation, vérifier le contenu et croiser les sources. Un verdict est donné quand l’on a fini toutes les étapes du processus, » a enseigné la formatrice. A l’en croire, la vérification d’une information est d’autant plus importante qu’elle permet de constater l’exactitude, la crédibilité de l’information déjà parue. En Afrique, a-t-elle affirmé, Africa-Check est la première organisation indépendante de fact-checking, créée en Afrique du Sud en 2012.
De Laure Nesmon a présenté aux hommes de presse du Sud-Comoé des exemples pratiques de résultats de fact-checking, avant d’expliquer comment l’on peut procéder à des recherches en ligne. « Il y a des recherches avancées en ligne d’une parution ou des recherches d’image inversée pour découvrir des articles ou images de désinformation. Factoscope est un site de vérification que vous pouvez consulter » , a-t-elle indiqué. Des cas pratiques ont été donnés en exercice d’assimilation aux participants scindés en deux groupes.
A la fin de la formation, Awa Dramé, membre de l’équipe de coordination locale de Canal France International, s’est satisfaite de la tenue de cet atelier qui a permis d’approfondir les connaissances des hommes de média. Le secrétaire général 1 de préfecture, Honoré Gueu Guié, a, pour sa part, souligné que notre société a besoin de professionnels de médias consciencieux et bien formés. « La formation est certes achevée, mais la mission des hommes de médias continue,» a-t-il conclu.
Sam K.D
Correspondant régional
Légende photo : La session de formation a permis de renforcer les capacités des hommes de médias du Sud-Comoé (Ph : SKD)


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