Ce vendredi 30 mai 2025, le siège du Front populaire ivoirien (FPI) sis à Cocody-Les II Plateaux-Vallons (Abidjan) a failli être mis sous scellés par les services des Impôts pour des arriérés fiscaux impayés. Avant que ce scandale ne soit avorté, selon le secrétaire général et porte-parole de l’ancien parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, Barthélémy Iré Gnépa. «Suite à des incompréhensions, le Service des Impôts a effectué une visite au siège du FPI. Mais après des échanges, nous voudrions rassurer les militants que le siège du Parti est ouvert et est fonctionnel ». A-t-il soutenu dans un bref communiqué à l’attention des militants du FPI.
RDV non effectif avec le service des impôts
L’affaire est cependant loin d’être terminée. En effet, selon nos sources, les services des Impôts avaient pris contact avec la direction du FPI depuis plusieurs jours pour que ce parti régularise sa situation fiscale. Un rendez-vous avait même été programmé pour mercredi dernier, mais n’a pu avoir lieu en raison d’un conflit d’agenda et du jour férié du jeudi 29 mai 2025. Comment une formation politique peut-elle prétendre gérer de nouveau l’État si elle n’arrive pas à honorer ses obligations fiscales ? Une question judicieuse que pourraient se poser les observateurs. Mais qu’on pourrait nuancer dans le cas présent.
Une affaire pas terminée
Au dire de sources proches du dossier, les documents de propriété du siège du FPI seraient toujours au nom d’un particulier assurément l’ancien propriétaire qui avait vendu le bien immobilier au FPI. Cette situation administrative s’est aggravée du fait que, selon nos sources, les détenteurs actuels de ces documents ont quitté le FPI pour militer désormais au PPA-CI, la formation politique de l’ancien chef d’Etat, Laurent Gbagbo. Ils refuseraient, affirme-t-on au FPI, de remettre lesdits documents au parti dirigé par l’ancien Premier ministre, Pascal Affi N’Guessan.
Cette situation illustre les défis de gouvernance interne que rencontrent de nombreuses formations politiques ivoiriennes, où les questions de propriété et de gestion patrimoniale restent souvent floues, créant des vulnérabilités juridiques et administratives.
Didier Depry
Légende photo : Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI)


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