Déclaration de naissance et scolarisation de la jeune fille – La communauté burkinabé sensibilisée à Aboisso

Le projet MIDEQ (Migration for Development and Equality ou Migration pour le développement et l’égalité), en partenariat avec le Collectif des associations et mouvements de jeunesse burkinabé en Côte d’Ivoire (CAMJB-CI), a entrepris des actions de sensibilisation sur la déclaration de naissance et la scolarisation de la jeune fille suivies d’appui à des familles vulnérables de la communauté burkinabé en Côte d’Ivoire.

Après Yamoussoukro, le 28 mai 2023 et Méagui, le 15 novembre 2023, la campagne de sensibilisation était, le dimanche 3 décembre dernier, à Aboisso. Pour la circonstance, les initiateurs et organisateurs de cette activité ont fait appel à l’Office national de l’état-civil de Côte d’Ivoire (ONECI). Au nom de cette structure, la cheffe du service suivi et évaluation, Alimata Doumbia Diomandé, a présenté le contenu du projet état-civil. Elle a axé son intervention sur trois points, à savoir l’importance de la déclaration d’extrait d’état-civil notamment la naissance et le décès, les règles qui régissent cette déclaration et ce qui est attendu des populations.

« La preuve de l’état-civil, c’est l’extrait d’acte de naissance, qui est la preuve de votre existence. L’extrait d’acte de naissance vous donne une ouverture à tous les autres actes de la vie civile. La déclaration de naissance est une obligation. Elle est gratuite et se fait dans un délai de trois mois. Passé ce délai, vous êtes obligés de vous rendre à la Justice pour un jugement supplétif », a-t-elle affirmé. A l’en croire, la déclaration de naissance peut être faite par le père, la mère, le grand-père, la sage-femme, si celle-ci dispose de toutes les infos. « Seul un document est exigé, le certificat médical de naissance, le carnet d’accouchement mère-enfant ou l’attestation de naissance délivrée par le Point de collecte communautaire (PCC). La carte nationale d’identité ne fait pas partie des documents exigés, » a-t-elle précisé.

Alimata Doumbia Diomandé a exhorté les parents à scolariser les jeunes filles, car dira-t-elle, « leur place n’est ni au marché, ni au bord de la rue. Elles peuvent réussir à l’école comme les jeunes garçons. » Le président du CAMJB-CI, Moussa Zallé, a situé le cadre de la rencontre et invité la communauté burkinabé à s’approprier ce projet, avant d’exprimer sa gratitude aux autorités ivoiriennes. A sa suite est intervenu le représentant-pays du projet MIDEQ, Dr Kando Amédée Soumahoro pour présenter ledit projet et ses objectifs. « Il est financé par le gouvernement britannique et initié par le Fonds d’aide au développement des pays du Sud du même gouvernement. Il vise à réduire les injustices et les inégalités autour de tout ce qui est migration Sud, à permettre aux pays d’origine et d’accueil de bénéficier du fruit de cette forme de mobilité et de cette transaction et à régler les questions de la citoyenneté, de l’apatridie, de la déclaration de naissance et de la scolarisation de la jeune fille. »

Quant au vice-consul de l’Ambassade du Burkina-Faso en Côte d’Ivoire, Alidou Sawadogo, il a exprimé la reconnaissance de son pays à l’Etat de Côte d’Ivoire et à l’Oneci. Avant d’indiquer que cette rencontre est l’occasion de connaitre le contenu de la nouvelle orientation sur l’état-civil en Côte d’Ivoire. Le secrétaire général 1 de préfecture, Honoré Gueu Guié, a, au nom du préfet de région, préfet du département d’Aboisso, Légré Koukougnon, exhorté les responsables de la communauté burkinabé à encadrer leurs compatriotes et à maintenir la paix entre les deux pays, tout en insistant sur la scolarisation des jeunes filles. Il les a ensuite assurés de la disponibilité de l’administration centrale à les accompagner. Une forte délégation venue du Burkina Faso et conduite par le directeur commercial de la Poste, Tognogo Vincent Sawadogo a pris part à la rencontre, qui a pris fin par une remise de kits scolaires à des écoliers et élèves.

Correspondance régionale de SKD

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