Liberté de la presse / Après 5 ans d’emprisonnement – Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange libéré après un accord

Le fondateur de WikiLeaks « Julian Assange est libre » et a quitté, le mardi 25 juin 2024, le Royaume-Uni et la prison de haute-sécurité près de Londres où il était incarcéré depuis cinq ans, a affirmé WikiLeaks après l’annonce d’un accord de plaider coupable avec la justice américaine.

L’un des hommes les plus recherchés du monde, Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, a conclu un accord de plaider coupable avec la justice américaine lui permettant de recouvrer sa liberté après cinq ans de détention au Royaume-Uni. Poursuivi pour avoir exposé au grand jour des centaines de milliers de documents confidentiels, cet Australien de 52 ans doit comparaître, le mercredi 26 juin 2024, à 9h locales (mardi 23 h TU), devant un tribunal fédéral des îles Mariannes, territoire américain du Pacifique, selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de ce lundi à mardi. Rapporte la radio française RFI.

Désormais visé par une information pénale pour « complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale », il devrait plaider coupable de ce seul chef, selon ces documents qui citent également sa complice, la militaire américaine Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite massive.

Julian Assange devrait être condamné à 62 mois de prison, soit exactement la durée passée dans l’une des prisons les plus sécurisées du Royaume-Uni, ce qui lui permettrait de regagner libre son Australie natale. « Julian Assange est libre » et a quitté le Royaume-Uni et la prison de haute sécurité proche de Londres où il était incarcéré depuis 2019, pour embarquer dans un avion à l’aéroport de Stansted, a précisé l’organisation WikiLeaks, se félicitant qu’il puisse retrouver sa femme, Stella Assange, et leurs enfants, « résultat d’une campagne mondiale ».

« Julian est libre !!! », a exulté son épouse, Stella Assange, estimant que « les mots ne suffisent pas à exprimer notre immense gratitude » envers ceux qui se sont mobilisés « depuis des années » pour que sa libération devienne «une réalité ». Son calvaire « touche enfin à sa fin », s’est félicitée, de son côté, sa mère. « Je suis reconnaissante que le calvaire de mon fils touche enfin à sa fin. Cela montre l’importance et le pouvoir de la diplomatie discrète », a déclaré Christine Assange dans un communiqué diffusé sur la chaîne publique ABC et d’autres médias. « Je veux bien croire qu’avoir été emprisonné pendant 5 ans, ça n’a pas dû être facile, quelque ait pu être la forme d’incarcération. Ça n’a pas dû être facile de se voir priver des 5 années les plus bénéfiques de l’âge adulte… Mais il semble que Julian va pouvoir rentrer librement en Australie, Julian va pouvoir vivre une vie ordinaire, avec sa famille et sa femme, Stella. Je tiens à remercier et à féliciter tous ceux qui l’ont soutenu en Australie, et qui ont rendu sa libération possible. Et merci aussi bien sûr au Premier ministre, Anthony Albanese ».

Pendant ces cinq années, Julian Assange et son entourage ont tout tenté pour éviter l’extradition vers les États-Unis, du moins leur territoire continental. C’est pour cela que l’audience qui va valider cet accord, va se dérouler dans le territoire le plus éloigné des États-Unis, les îles Mariannes, dans le Pacifique. Le gouvernement australien a également salué ce dénouement, estimant que l’affaire Assange avait « traîné en longueur depuis trop longtemps » et que son maintien en détention ne présentait plus aucun intérêt.

Légende photo : Julian Assange, dans l’avion, après sa libération d’une prison de haute sécurité au Royaume-Uni.

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