Rien ne va de nouveau entre la France et l’Algérie. Pour la première fois depuis l’indépendance du pays d’Ahmed Ben Bella en 1962, la dégradation diplomatique est arrivée au niveau du renvoi et du rappel de diplomates de part et d’autre. Le moins qu’on puisse écrire, c’est que les péripéties des relations entre la France et l’Algérie ont, de tout temps, été marquées par des hauts et des bas et ce, au terme, d’une guerre et d’une décolonisation chaotique, désastreuse, sanglante et catastrophique.
La longue et cruelle « guerre d’Algérie » a profondément marqué jusqu’à ce jour, les relations entre les deux pays qui n’arrivent toujours pas, à juguler ou à effacer ce « passé qui ne passe pas ». C’est un drame et un boulet encore traîné aux pieds. C’est sur ce tableau sombre et cet « handicap mémoriel » qui aurait dû (ou pu) l’amener à «marcher sur des œufs » que le Président français Emmanuel Macron a commis la maladresse d’oser « reconnaître la marocanité du Sahara Occidental », vieille et incurable pomme de discorde entre le royaume chérifien et l’inflexible Algérie.
Tout ce qui devait arriver est aujourd’hui arrivé avec ces relations en dents de scie entre Paris et Alger. C’est dommage et regrettable pour deux partenaires historiques et inséparables. Aujourd’hui que la mal est fait et que les relations sont au plus bas, que dire ? Que faire ?
A priori, la diplomatie est la seule voie, la seule solution pour recoller les morceaux tant la France et l’Algérie ont un si long passé, une si tumultueuse histoire de part et d’autre au niveau des hommes, des structures et institutions. Balle à terre ou du côté de Paris, « un peu d’eau dans le vin » pour un dépassement voire un surpassement pour regarder dans le rétroviseur commun de l’histoire, les nécessités et besoins du présent, les promesses du futur. Les hommes passent, les Présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron passeront. Mais les Républiques de France et d’Algérie demeureront, dans l’intérêt de leurs peuples et des aspirations légitimes et respectifs. Alors, osez encore l’avenir ensemble !


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