L’impartial – L’homosexualité, bientôt un « crime » au Sénégal ! – Par Yao Noël

A l’heure des « souverainetés » qui s’affirment et s’affichent « anyhow , anywhere » pour dire « dans tous les sens » en langue française, qui oserait encore reprocher à la République souveraine et libre du Sénégal son choix et son « orientation » sur la question de L’homosexualité ?  C’est que le pays des emblématiques Léopold Sedar Senghor,  Lamine Gueye,  Abdou Diouf et de la Teranga (hospitalité) est sur le point de « criminaliser » l’homosexualité c’est-à-dire en faire un crime, en français facile. Bien que cette orientation sexuelle relève de la vie privée et intime de l’individu  elle a des effets ou des répercussions sur la morale et l’ordre publics, les choix de société, la vie culturelle et sociétale sénégalaise etc.

Du coup, le débat sur ce choix législatif et pénal tombe dans l’escarcelle publique et concerne tous les sénégalais et tous leurs frères et amis ouest-africains et africains. Qu’en dire donc? Faut-il féliciter ou flétrir la République du Sénégal? Chacun et chacune ira sans aucun doute de ses options, opinions et réponses car il s’agit d’une question de société et comme telle, embarrassante voire rarement consensuelle.  Mais au-delà de tout, le plus difficile est de tenter de régler la question de la conciliation des droits et libertés de l’individu  (isolément pris) et ceux de la société en tant que groupe social et communautaire. Comment donc opérer et trancher un tel impératif sociétal et social majeur ? Chacun répondra. Chacun choisira. Le pays, la République, la société sénégalaise, elle aussi, réagira, décidera, choisira.

En tant qu’individu, j’ai, entre ces lignes, le courage d’exprimer mon opposition nette et claire, mon aversion face à l’homosexualité à la fois pour des raisons personnelles et pour des raisons culturelles, traditionnelles, éthiques. J’assume certes mon opinion, mes choix et mon orientation en la matière, ceux des autres membres de la société leur appartiennent de façon tout aussi libre et souveraine. C’est aux pouvoirs publics qu’il reviendra de régler la question des contradictions, des choix ou orientations sexuels de l’ensemble des composantes du corps social.  Qu’il s’agisse du Sénégal aujourd’hui dans le cas d’espèce, et peut être demain, de la Côte d’Ivoire ou de tout autre pays,  l’essentiel consistera à respecter les Lois de la République  votées par les autorités légales et légitimes des espaces et régimes concernés.

 

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