L’Impartial – Pour la paix et le développement – Par Yao Noël

Au moment où vous lirez cette modeste chronique mienne, cela fera bien vingt-quatre (24) jours que l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 a eu lieu.

La grande conflagration nationale et le naufrage collectif ne se sont pas produits. Même si la tension reste forte et les mécontentements encore vifs, vivaces et véhéments, il est à noter avec joie qu’il n’y a pas de conflit armé entre différents partis et factions politiques. C’est une bonne chose en attendant que les cœurs et les esprits soient entièrement et totalement apaisés au pays de l’immortel Félix Houphouët-Boigny. C’est vrai que la réconciliation nationale est et demeure une œuvre de longue haleine, ailleurs comme en Côte d’Ivoire. Du reste, elle est l’affaire certes des pouvoirs publics mais aussi de toutes les composantes de la société.

Voilà donc que l’élection présidentielle, quelles que soient les conditions dans lesquelles elle s’est tenue, est, aujourd’hui comme on dit  « derrière nous ». Voici les élections législatives qui arrivent. C’est une autre occasion, un autre grand moment de solliciter le suffrage du peuple souverain de Cote d’Ivoire tout en veillant à sa parfaite organisation, à la régularité du vote et à la sincérité des choix faits par les électeurs.

Cette vigilance citoyenne relève de la responsabilité de chaque Ivoirien, de chaque Ivoirienne, de chaque électeur et de chaque électrice. L’option de la « chaise vide » ou de l’indifférence totale ou partielle, n’a jamais résolu une confrontation politique.

1- La démocratie est une œuvre de patience, « d’essais et des erreurs », une quête permanente, une  « révolution inachevée » ( unfinished revolution). C’est l’essentiel et l’essence même de ce qu’écrivait déjà au 19e siècle Alexis de Tocqueville dans « DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE » (1830).

2- Les situations divergent selon que l’on est dans un pays où le gouvernement et les dirigeants tentent des efforts de développement ou alors dans un pays où le Président est toujours « aux abonnés absents », toujours loin du palais présidentiel, où il n’y a ni Conseil des ministres ni aucune impulsion du sommet de l’Etat pour construire et bâtir le pays. A ce niveau, sans tomber dans un quelconque parti pris ou tomber dans une idolâtrie stupide ou seulement béate et comtemplative, je me fais ici l’écho ou l’interprète d’un confrère journaliste d’Afrique centrale qui me disait ceci : « Chez vous au moins, il y a un Président et son gouvernement qui travaillent et on voit que votre pays se bâtit et se transforme même si tout n’y est pas parfait. Mais dans mon pays, rien de tout cela, ni Conseil des ministres, ni aucune initiative ou action de développement ».

En résumé, c’est le premier Président ivoirien, père fondateur de la nation, Félix Houphouët-Boigny, qui s’en allait répétant, enseignant et recommandant  « allons doucement car nous sommes pressés ». Toute une leçon de patience et de sagesse..

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