L’impartial – Vive « l’Afrique ivoirienne » ou la « Côte d’Ivoire africaine » !  par Yao Noël

Dans exactement vingt-sept (27) jours, l’Afrique footballistique se retrouvera en Côte d’Ivoire pour la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2023. Elle avait été décalée d’une année en raison des intempéries, notamment la saison des pluies.  Compétition d’envergure, cette coupe d’Afrique des Nations sous son abréviation de CAN, est, tous les deux ans, une prestigieuse occasion non seulement au plan sportif, mais aussi politique, diplomatique, économique, social, etc.

En effet, c’est toute l’Afrique qui se donne rendez-vous pour se retrouver autour et pour le football-roi dans notre continent.Pour ce qui va se dérouler à partir du 13 janvier 2024, la Côte d’Ivoire, avec ses plus hautes autorités, à  commencer par le Président de la République, M. Alassane Ouattara, qui a mis un point d’honneur à la réussite du tournoi, le Premier ministre, les différents ministres des Sports, le Comité dit COCAN, les médias, les professionnels du secteur, les forces de l’ordre, la population et les citoyens ivoiriens dans un élan collectif etc., le pays de l’immortel Félix Houphouët-Boigny est  fin prêt. Ainsi pendant un mois, la Côte d’Ivoire sera le centre et le cœur de tout un continent. Quel privilège ! Quel honneur ! Quel défi !

La République de Côte d’Ivoire devra relever dignement et fièrement ce challenge et le réussir, comme, en 1984, elle l’avait fait brillamment. Bien évidemment, pour cela et pour ces moments cruciaux et si décisifs, délicats même, les Ivoiriens dont l’accueil et l’hospitalité constituent une naturelle et évidente « marque de fabrique », devront faire chorus en taisant momentanément tout ce qui les a opposés ou qui pourrait les opposer et regarder dans la seule et même direction qui vaille, à savoir un succès éclatant au soir de la finale du 13 février 2024.  Aussi bien les gouvernants que les gouvernés ivoiriens devront donc, comme précisément au football, « mettre balle à terre », « calmer le jeu » et sortir tous victorieux de ce match capital.

Pour leur part, tous les frères et sœurs africains qui se retrouveront en Côte d’Ivoire, sur ce sol africain, savent pertinemment qu’ils sont les bienvenus sur cette terre de nos  communs aïeux. Autant ils seront accueillis avec joie, enthousiasme, fraternité et grande hospitalité, autant ils devront, eux aussi, honorer et respecter les frères et sœurs du pays qui les reçoit pendant quatre semaines. C’est dire, en fin de compte, que si la Côte d’Ivoire est heureuse et fière d’être africaine, l’Afrique devra, elle aussi, être heureuse et fière d’être ivoirienne.

Au-delà des péripéties et du déroulement des rencontres proprement sportives, du vainqueur du trophée, le plus important est et demeure le triomphe de l’Afrique unie, joyeuse avec sa jeunesse, dynamique et en pleine vitalité.   Alors, le match peut et va commencer en Côte d’Ivoire dès le 11 janvier ! Que le meilleur gagne dans une Afrique unie, intégrée et déterminée !

 

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