« Mohamed Bazoum, le démocrate amazone, le héros » – Le président du PSDA rend hommage au président renversé du Niger et parle aux populations des pays du Sahel central

En 2021, Mohamed Bazoum est élu Président de la République du Niger. Il brille par ses actions et la maîtrise du secteur de la sécurité. De ce fait, il passe maître et arrive à créer les conditions d’un havre de paix rassurant les Nigériens. Sur le plan économique, son pays se porte mieux et les dividendes rendent jaloux des assoiffés qui auront finalement raison de son pouvoir. Les usurpateurs et putschistes trinquent avec le diable. Abdrahamane Tiani, le chef de la  garde présidentielle, a réussi à le renverser. Comme quoi, le traître est toujours l’homme de confiance.

Aphone

La communauté internationale avec à sa tête, les USA, rétropédale. Discréditée, la CEDEAO abandonne l’intervention militaire programmée en vue qui devrait restaurer la démocratie et restituer le Président légal, Mohamed Bazoum, dans ses fonctions régaliennes.  Dans le cas du Niger, les USA mettent en avant leurs intérêts et foulent les principes de liberté et de démocratie aux pieds, donnant ainsi une prime aux putschistes, bien que les USA soient les champions de la démocratie et du « pouvoir du peuple.» Ironie du sort, les nouvelles autorités passent à la vitesse supérieure et tentent de mettre dehors les forces militaires américaines déployées au Niger.

Droits bafoués

La justice nigérienne, sans surprise, vient de lever «l’immunité présidentielle de Bazoum ». Attitude éhontée, cette violation flagrante des hommes à la robe noire déshonore le métier de la justice. Mohamed Bazoum n’est pas un vulgaire criminel. Avec dignité et responsabilités soutenues par des résultats tangibles, Mohamed Bazoum était l’incarnation d’un homme d’Etat dans sa splendeur, doté d’un son franc-parler.

Tiani, le traitre hébété

En l’absence de la démission du prisonnier gênant, retranché dans le couloir du palais présidentiel du Niger, le putschiste Abdrahamane Tiani qui n’a toujours pas prêté serment, s’impatiente et pousse les juges carriéristes à la faute fatale. Hélas, malgré la terreur et les humiliations, Mohamed Bazoum reste dans la conscience collective des Africains, un homme tenace, un homme de conviction qui, debout par fonction, suit son destin.

Appel à la mobilisation

La classe politique des pays en souffrance dans le Sahel central (Mali, Burkina Faso et Niger) a le devoir républicain de se mobiliser où qu’elle se trouve pour mettre fin à l’arbitraire, à la famine et à toutes les exactions perpétrées contre des milliers d’innocents qui meurent du fait des pouvoirs militaires assoiffés et en décalage avec les préoccupations de nos concitoyens. La société civile organisée, les religieux et notabilités traditionnelles ne doivent rester en marge. Le Sahel central est pris en otage, nous avons l’obligation de nous coaliser pour créer les conditions de l’éveil des consciences de nos peuples et rétablir des régimes démocratiques avec en toile de fond, une gouvernance vertueuse. Assimi Goita du Mali, Ibrahim Traoré du Burkina Faso et Abdramane Tiani au Niger sont la plaie béante qui favorise l’infection et l’instabilité de notre région. Une transition civile dans le Sahel central est la meilleure option ouvrant la voie au retour à l’ordre constitutionnel normal.

Le 20 juin 2024

Ismaël Sacko

 Président du PSDA – Mali

Coordinateur de la Coalition Sahel Démocratie 

 Chevalier de l’Ordre National du Mali.

Légende photo : Le président du Parti social-démocrate (PSDA) du Mali, Ismaël Sacko, contraint à l’exil depuis quelques années, continue de lutter pour le retour de la démocratie dans son pays.

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