Le président du Conseil régional du Sud-Comoé, Eugène Aka Aouélé, par ailleurs président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) a procédé, le samedi 19 juillet 2025, à la salle des Fêtes de la mairie d’Aboisso, à l’investiture du Comité directeur de la Plateforme de développement des chaînes de valeurs Manioc du Sud-Comoé (Pdcvma-Sudco).
Patron de la cérémonie qui a mobilisé des centaines de femmes des quatre départements de la région, le président Aka Aouélé a salué l’initiative de ce regroupement et encouragé les femmes à rehausser la valeur du manioc au même titre que le café, le cacao, l’hévéa, le palmier à huile et l’anacarde. « Je salue particulièrement votre mobilisation. Elle me fait espérer. L’acte que vous posez ce jour est très sérieux et très important. Nous sommes à un tournant dans l’organisation de la filière manioc. C’est une opération pilote que vous commencez aujourd’hui. C’est un tournant pour notre région. Il faut faire du manioc ce que le binôme café – cacao a fait pour la Côte d’Ivoire et ce que fait l’anacarde également pour notre pays. Il faut faire en sorte que le manioc ait la même valeur que le palmier à huile et l’hévéa. Si vous vous engagez à bien transformer le manioc, vous aurez gagné. En plus de la production, c’est la valeur ajoutée que vous devez obtenir dans la commercialisation et dans la transformation. Nous allons vous aider à transformer pour que vous gagniez quelque chose, » a-t-il exhorté les femmes après avoir investi le Comité directeur de la plateforme.
La présidente dudit comité, Blandine Kassy Aka, a d’abord rendu hommage au président du Conseil régional pour ses actions en faveur de l’autonomisation des femmes et du développement dans le Sud-Comoé. Avant de présenter la plateforme. « Créée le 20 aout 2024 à la faveur de la mise en œuvre du programme de production alimentaire d’urgence en Côte d’Ivoire, la Pdcvma – Sudco compte quarante (40) organisations issues des chaînes de production, de transformation, de commercialisation et de transport. Elle opère dans toutes les localités de la région du Sud-Comoé. »
Blandine Kassy Aka a pris l’engagement d’œuvrer à créer un cadre d’échanges entre les différents maillons de la chaine de valeur pour la facilitation de la production, de la transformation et de la commercialisation du manioc frais et de ses dérivés (attiéké, atoukou, placali, gari etc.), à rechercher des marchés pour les acteurs de la filière, à assurer le développement de la filière par la labellisation des produits de la plateforme, etc. Elle a, enfin, plaidé pour un soutien institutionnel, un encadrement à travers des formations et autres renforcements de capacités, des dons en équipements agricoles, un accompagnement financier à travers des prêts remboursables à des taux supportables, etc.
Le chef de zone de l’Agence nationale d’appui au développement rural (Anader), Koné Adama, a, pour sa part, révélé que la région du Sud-Comoé est une zone de production majeure de manioc en Côte d’Ivoire avec une production estimée à 1 435 208 tonnes en 2022, soit 23 % de la production nationale. « Le manioc joue un rôle crucial aussi bien dans la sécurité alimentaire des populations rurales et urbaines que dans la création d’emploi, » a-t-il fait remarquer.
Sam K.D
Correspondant régional dans le Sud-Comoé
Légende photo : Le président Eugène Aka Aouélé (chemise blanche) a procédé à l’investiture de la présidente du Comité directeur et de son bureau en présence du préfet de région, Légré Koukougnon (Ph : SKD)


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