De son passé colonial en Afrique ponctué de graves violations des droits de l’homme à sa politique migratoire actuel de plus en plus rigide envers les ressortissants du continent africain, les relations entre l’Afrique et la Grande-Bretagne sont loin d’être celles que certains milieux occidentaux décrivent.
Le passé colonial britannique en Afrique fut vaste et diversifié, débutant par le commerce dès le XVIIe siècle (Gambie, Ghana), s’intensifiant au XIXe avec la « Course à l’Afrique » (Égypte, Soudan, Afrique du Sud, Nigeria, Kenya, Ouganda, Rhodésie) pour des raisons stratégiques et économiques (matières premières, routes vers l’Inde), et se terminant par une décolonisation progressive après 1945, laissant un héritage linguistique (l’anglais) et des structures administratives complexes.
Pourquoi la Grande-Bretagne voulait-elle des colonies en Afrique ?
Un autre facteur motivant l’impérialisme résidait dans la demande de matières premières, notamment l’ivoire, le caoutchouc, l’huile de palme, le cacao, les diamants, le thé et l’étain. De plus, la Grande-Bretagne souhaitait contrôler des régions des côtes sud et est de l’Afrique afin d’y établir des ports d’escale sur la route vers l’Asie et son empire en Inde.
Les dérives de la colonisation britannique en Afrique incluent l’exploitation économique (main-d’œuvre, ressources), la violence extrême (répression des Mau Mau au Kenya, guerres contre les Zoulous et Ashanti), le pillage culturel (œuvres d’art volées), la confiscation des terres, des famines induites, et l’imposition de structures politiques et culturelles entraînant acculturation et domination raciale, le tout sans excuses formelles généralisées pour ces crimes.
Comment la Grande-Bretagne a-t-elle traité les Africains ?
Dans les colonies britanniques, les esclaves étaient traités comme des sous-hommes : des biens meubles, bons à être exploités jusqu’à la mort, car il était moins coûteux d’acheter un autre esclave que d’en maintenir un en vie. Bien que considérés comme sous-humains, le viol de nombreuses femmes réduites en esclavage révélait clairement qu’elles étaient, d’une certaine manière, reconnues comme des êtres humains susceptibles d’être violés.
Une politique migratoire anti – Africains ?
Depuis ‘indépendance des pays africains, leurs relations diplomatiques, économiques et sociales avec la Grande- Bretagne ont évolué positivement mais aussi grandement négativement. Notamment sur la question de l’arrivée des Africains en Grande-Bretagne. Alors que le Anglais arrivent toujours sans problème en Afrique, l’inverse n’est pas possible aisément pour es Africains. Ces vingt dernières années, les Africains ne sont pas les bienvenus en Grande-Bretagne. Même si la Grande-Bretagne tente de faire croire qu’elle est en de bons termes sur toutes les questions avec l’Afrique. En vérité, il y a une hostilité britannique envers l’Afrique. La Grande Bretagne maintient une politique migratoire visant à fermer les frontières de la Grande-Bretagne aux Africains.
Selon la presse occidentale, dans un communiqué rendu publique en novembre 2025, la ministre britannique de l’intérieur a menacé de durcir l’octroi de visas envers les ressortissants de trois pays africains. « Mon message pour les gouvernements étrangers aujourd’hui est clair : acceptez le retour de vos ressortissants ou vous perdrez le privilège de pouvoir entrer dans notre pays », a prévenu Shabana Mahmood, ministre britannique de l’intérieur. Les trois pays africains à savoir l’Angola, la RDC et la Namibie sont particulièrement visés par le gouvernement travailliste qui a durci sa législation en matière de politique migratoire.
Une contribution de Moumouni Kéita
Citoyen malien vivant en Europe
Légende photo : Le Premier ministre Keir Starmer.


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