L’impartial – Voisins et voisinage  par Yao Noël

Le moins qu’on puisse reconnaître, dire et écrire, c’est que le ministre d’Etat, ministre de la Défense ivoirien, M. Téné  Birahima Ouattara, a été fortement bien inspiré d’aller engager in situ au Burkina Faso, des pourparlers avec son homologue Kassoum Coulibaly en vue de la normalisation voire du réchauffement des relations entre ces deux pays frères et voisins.

C’est une excellente opération diplomatique à mettre à l’actif de ces deux ministres indiscutablement motivés avec l’approbation des plus hautes autorités des deux pays. C’est peu dire, en effet, que la Côte d’Ivoire et le Burkina partagent le même espace géographique et la même histoire forgée depuis la nuit des temps.

C’est un adage africain qui dit de tout homme que son premier parent, c’est son voisin. Aujourd’hui, rien de ce qui se passe au Burkina Faso en termes de drame sécuritaire, de lutte contre l’hydre terroriste et djihadiste etc., ne peut et ne doit être étranger à la Côte d’Ivoire et aux Ivoiriens. Voilà pourquoi de bonnes relations, une synergie d’actions positives s’impose absolument à  ces deux pays.

A cette nouvelle et soudaine dimension et urgence de la mutualisation des initiatives, efforts et moyens de lutte, il faut rappeler ce que le Président Félix Houphouët-Boigny recommandait naguère : la paix à l’intérieur de chaque pays, la paix avec les voisins, la paix à l’intérieur du continent et la paix entre celui-ci et le reste du monde. La paix et la sécurité mondiales en dépendent intimement.

La Côte d’Ivoire qui a toujours voulu être « l’amie de tous et l’ennemie de personne » se devait, avec le Burkina Faso, de « balayer devant sa porte » avant d’aller plus loin. Le dégel amorcé par le ministre d’Etat, ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara avec son homologue du « Pays des hommes intègres » est absolument à saluer, encourager, promouvoir et renforcer pour le plus grand bien des peuples ivoirien et burkinabé, au service de la sous-région, de l’Afrique et du progrès de toute notre race humaine.

 

Laissez une réponse

Votre email ne sera pas publié